ELEARNINGLETTER
ACTUALITE & STRATEGIES DIGITAL LEARNING
ACTUALITÉS ÉVÉNEMENTS OFFRES D'EMPLOIS COMMUNIQUÉS ANNUAIRE DES PREMIUM CONTRIBUTEURS S'ABONNER À LA NEWSLETTER
La mise en place du distanciel par les organismes de formation durant le confinement
5 NOVEMBRE 2020
Une étude de Défi métiers, le Carif-Oref francilien, s’est penchée sur la continuité de l’activité de formation durant le premier confinement et ses différentes modalités d’application, à travers des entretiens réalisés auprès de 56 organismes de formation (OF) d’Ile-de-France.
 

Au cœur de la continuité, la capacité des OF à la mettre en place

De nombreux facteurs ont eu une incidence sur le fait d’être en mesure de poursuivre l’activité pour les OF (fermeture administrative, demande des financeurs). Trois éléments ont été prépondérants dans la (non) continuité de la formation :

  • Le contenu de la formation : certaines n’ont pu être continuées que dans leur dimension théorique ou pas du tout car elles portaient sur l’apprentissage de gestes professionnels ou nécessitaient du matériel spécifique : c’est le cas de formations vers des métiers dits « manuels » (électricien, cariste, coiffeur). 
  • La pratique antérieure du distanciel : les organismes qui utilisaient déjà les outils pédagogiques à distance (notamment via le blended learning) ont eu plus de facilités à basculer la totalité de leur catalogue de formation. Pour les autres OF, sans pratique préalable du distanciel, cette transition a pu se faire, mais au prix d’un plus lourd investissement en temps et financier.
  • La possibilité pour les stagiaires de continuer la formation : il était indispensable que les stagiaires soient équipés (a minima d’un smartphone, idéalement un ordinateur personnel et une connexion Internet) et en mesure de s’en servir. Lorsque cela n’était pas possible pour une majorité des apprenants, la formation était généralement suspendue. À ces impératifs numériques s’ajoutent d’autres paramètres primordiaux dans la bonne poursuite de la formation (pouvoir travailler dans de bonnes conditions notamment). 

Une mise en œuvre du distanciel souvent dans l’urgence

De nombreux organismes de formation n’étaient pas préparés au distanciel et ont disposé d’un laps de temps très court pour basculer leur activité. La continuité pédagogique a alors souvent pris la forme d’une transposition des contenus vers des supports numériques plutôt que d’une transformation. Dans ce cas, l’adaptation des cours a été articulée autour de deux moyens de diffusion principaux : la tenue de visioconférences et l’envoi de cours et exercices par écrit (mail, messages). 

Moins fréquemment, la formation a davantage été revue en profondeur via une réingénierie, l’achat de « contenus sur étagère » lorsqu’ils existaient ou l’intégration de tutoriels. Des ressources ont été mises en ligne par des acteurs comme la FFP qui propose un kit de transformation ou encore le FFFOD qui édite un guide pour choisir sa plateforme de formation et un autre de « bonnes pratiques ».

Des usages d’outils hétérogènes, la place centrale du smartphone

Le smartphone s’est affirmé comme le hardware central durant le confinement, principalement car possédé par une majorité d’individus, contrairement aux ordinateurs. Mobile learning, visioconférences, échanges entre apprenants et avec les formateurs : son usage a été pluriel dans un contexte inédit. L’utilisation d’outils peu conventionnels dans la formation concernait également les logiciels : la visioconférence s’est faite sur des outils traditionnels (Zoom, Teams, Skype) ou non (Discord, plateforme dédiée aux jeux vidéo en ligne), et les échanges autant par mail que via WhatsApp ou Messenger. Si les organismes appartenant à un réseau (Afpa, Greta) ont pu bénéficier des solutions propres à celui-ci, l’utilisation de Learning Management System n’a pas été la norme durant ce premier confinement (des processus de mise en place ont cependant été impulsés par certains OF durant cette période).

Suite au confinement, quelle vision du distanciel ? 

La formation à distance n’est pas apparue avec le confinement, mais celui-ci a contraint des OF qui en étaient éloignés à s’y essayer et à accélérer à marche forcée la mise en place du distanciel. En effet, la plupart des OF estiment qu’ils pourront réutiliser les nouvelles pratiques expérimentées. Certains ont ainsi pris la mesure de l’importance de la réingénierie pédagogique et du nouveau positionnement des formateurs, sans avoir eu le temps de les mettre en œuvre. De nombreux OF conviennent de la nécessité de s’ouvrir au distanciel tout en soulignant l’importance du présentiel, et n’envisagent pas un basculement total (hormis dans des situations exceptionnelles comme un confinement). 

Pour un plus fort développement du distanciel, les principales recommandations de l’étude sont : 

  • Accompagner les organismes dans la mise en place de formations et pédagogies adaptées et les former à la gestion de crise.
  • Identifier les stagiaires n’étant pas en mesure de suivre la formation et généraliser les « bonnes pratiques » facilitant leur poursuite.
  • Engager des réflexions autour des questions relatives au financement des formations en distanciel (1), des modalités de délivrance des certifications (2) et des alternatives possibles aux heures de stages en entreprise (3). 

Guillaume Chuvin (co-auteur de l'étude)

Lire l’étude complète de Défi métiers

ARTICLES RÉCENTS DANS LA MÊME THÉMATIQUE stratégies & transformations
Formation RSE : transformer une demande sensible en opportunité stratégique •SUITE Formations au reskilling : erreur de diagnostic ? •SUITE
Pour que l’IA produise vraiment la productivité attendue… •SUITE « Le Corporate Learning doit sortir du modèle éditorial » — Josh Bersin publie son Guide 2026 •SUITE
Client sous IA : quel impact sur la formation étendue ? •SUITE Armées : la formation numérique devient une obligation collective •SUITE
L’effondrement de la tour de Babel ne simplifiera pas la communication au travail •SUITE Où en est le PCA de votre département formation ? •SUITE
Pourquoi le LMS conserve un rôle central à l’ère agentique •SUITE L’agentique redessine le paysage des LMS •SUITE
page précédente retour à l'accueil tous les articles
À LIRE CETTE SEMAINE
La formation est un moment du travail •SUITE
Manager-formateur : le job qu'on ne vous a jamais appris •SUITE
Piloter le learning par la donnée : de l'intérêt du MLD •SUITE
Formation RSE : transformer une demande sensible en... •SUITE
Masterclass IA : les responsables formation reprennent le... •SUITE
S’évaluer pour apprendre durablement : la science du... •SUITE
OFFRES D'EMPLOI
Business developper - solutions digital learning
INGENIUM DIGITAL LEARNING
Account Executive
7SPEAKING
ILS INFORMENT
DGT Concept : Comment dgtconcept redéfinit les standards d'interopérabilité et de...
Mandarine Academy : Comment développer les soft skills les plus recherchés grâce à...
PROCHAINS ÉVÉNEMENTS
Designer de Ressources E-learning
9 MARS 2026 / ISTF
Webinaire : Les chiffres clés du digital learning 2026
10 MARS 2026 / ISTF
LES PLUS LUS
Le roleplay est l'avenir de la formation !
2026 : l’apprenance s’affirme irrévocablement comme un...
Former sous contrainte budgétaire à l'IFCAM : « Le...
La formation à l'Habilitation Assurance selon la Banque...
Mesurer l’impact de la veille : indicateurs, méthodes et...
Combattre le vide : une mission d'intérêt public pour la...
La voix en formation : en progrès, mais d'un usage...
Des PDG remplacés par l’IA… À quand la disparition des...
INSCRIPTION NEWSLETTER CONTACTEZ NOUS PUBLIEZ OFFRE D'EMPLOI PUBLIEZ ACTUALITÉ MENTIONS LÉGALES CENTRE DE PRÉFÉRENCES
www.e-learning-letter.com - © copyright e-learning Media 2026 - images fournies par Adobe Stock et Freepik - tous droits réservés - déclaration CNIL n°1717089 - email : informations@e-learning-letter.com - création : Fair Media ®