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L’échec de la dernière Loi « Avenir professionnel »​
16 MARS 2021 / evaluation
Didier Cozin
gérant
aftlv
Alors que notre pays traverse une crise sanitaire, économique et professionnelle sans précédent et que près de 50 % des salariés pensent recourir à leur droit de se former, la formation professionnelle est en plein chaos, fortement malmenée par 4 réformes successives qui auront été incapables de répondre aux multiples injonctions du pays à reconvertir, professionnaliser ou tout simplement remettre à niveau des millions de travailleurs mal qualifiés.
 

Que sont devenues les « innovations » qui figuraient dans la Loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel »

  • La Pro-A : Elle devait remplacer les périodes de pro (dont le succès auprès des employeurs n’a compté pour rien, parce qu'on lui supposait un effet d'aubaine). Résultats après 3 ans d'existence : le néant ou presque, les branches ni les entreprises ne s’étant saisies d'un dispositif trop long / complexe / difficile à mettre en œuvre.
  • Le Plan de développement des compétences : Il ne suffisait pas de modifier l’intitulé du Plan de formation pour le voir soudain se développer ! Les changements imposés n'ont pas été compris par des services de formation réduits à leur plus simple expression (depuis la réforme de 2014). Le financement du Plan n'est plus financé pour les entreprises de plus de 50 salariés, ce qui laisse sur le carreau toutes les ETI dont on prétend pourtant favoriser le développement en France. 
  • Le projet de transition professionnelle : Depuis mars 2020, alors que nous passons à travers une crise sociale et professionnelle majeure, le Ministère du Travail a réussi à torpiller le CIF qui permettait bon an mal an à 20 à 30 000 salariés de se reconvertir. Peu financée et quasi absente des entreprises, la "transition pro" fonctionne si mal que le Ministère a dû bricoler en catastrophe un nouveau dispositif : « la transition collective ».
  • Le Compte Personnel de Formation (CPF) monétisé et automatisé serait universel. Mais, l’ancien phare des réformes 2014 et 2018 perd chaque jour de son intérêt, car il est exclusivement dédié au salarié (sans l’employeur), complexe et n’offrant pas toute la sécurité nécessaire. Il ne concerne que 2 à 3 % des salariés (et 0 % de fonctionnaires). L’État a entraîné les travailleurs dans un invraisemblable fatras de certifications (des milliers dont beaucoup n'ont aucune traduction dans l'emploi), doublées d’une « marketplace » de la formation (320 000 formations « accessibles » en 3 clics de souris) et d’une sorte de Livret de Caisse d’Épargne… Difficile de faire mieux pour figer la formation et les salariés.
  • Le Conseil en Evolution professionnelle (CEP) : C’était le pendant de l'individualisation de la formation : des salariés censés consulter massivement les experts (spécialistes des parcours de formation, de la professionnalisation, de la GPEC, de l’environnement social et économique de chaque territoire). L’échec est là aussi patent, de même que celui qui avait emporté le défunt Service public de l’orientation de la Loi formation de 2009.
  • L'obligation de gestion des parcours sur six ans et des entretiens professionnels. Les Pouvoirs Publics ayant dessaisi les employeurs de leurs cotisations de formation et des formations réalisées avec le DIF, ils ont inventé une obligation de gestion des parcours professionnels, dès 2014 avec une obligation mal pensée, mal rédigée et mal interprétée : ignorant les travailleurs précaires (CDD, intérimaires, saisonniers, autoentrepreneurs...), les salariés des TPME, cette obligation court sur un laps de temps bien trop long (6 ans alors que la durée de vie d'une petite entreprise est de 7 ans en moyenne) ; mal formulée, elle a changé de contenu entre 2014 et 2018. Si cette obligation était en œuvre, elle pourrait coûter 1 million d'euros par tranche de 300 salariés non formés… On comprend qu’elle ait été reportée deux fois (le 7 mars 2020, le 31 décembre 2020), et on peut penser qu’elle le sera sans doute de nouveau en mai ou juin 2021, face à une situation économique et sociale qui la rend désormais impraticable, dangereuse socialement et financièrement pour les entreprises.
  • L'obligation d'une certification qualité unique pour les organismes de formation. Aujourd'hui moins de 10 % d’entre eux (dont certains opportunistes de piètre qualité qui ont flairé le filon) sont certifiés Qualiopi : le Ministère du Travail n’a guère le choix que de la reporter, sauf à se priver de nombreuses forces éducatives dont la plupart des formateurs indépendants.

Apprendre ou disparaître prochainement des écrans radar du travail ?

Le XXIᵉ siècle sera celui de la connaissance, de l'information, de la collaboration ; il sera aussi celui d’une compétition féroce (entre pays, entre entreprises et entre travailleurs). Les demi-mesures n’étant plus de mise, il faut renverser nos modèles éducatifs et sociaux. Notre pays n’a jusqu’à présent pas payé le vrai prix d’une formation pour tous et de qualité ; le compte n’y est pas en matière de temps pour se former (10 % du temps travaillé soit la totalité des RTT), en matière de financement (le 1 % symbolique des années 70 est devenu parfaitement insuffisant). Sans une utilisation des RTT et des budgets fortement augmentés, la formation restera lettre morte dans notre pays : incantation incessante et inopérante.

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