ELEARNINGLETTER
ACTUALITE & STRATEGIES DIGITAL LEARNING
ÉVÉNEMENTS OFFRES D'EMPLOIS COMMUNIQUÉS DE PRESSE ANNUAIRE DES PREMIUM
Leaders du Digital Learning
CONTRIBUTEURS S'ABONNER
À la newsletter
LE DOSSIER | Contenus e-learning : produire en interne ou sous-traiter ?
Modèle de production ? Et si l'on commençait par la pédagogie ?
12 JUIN 2014 / tendances / publi-reportage












Si la production interne s'exprime sous forme de diaporamas directement issus du cours en salle, peu de chances que l'apprenant s'engage ! De l'intérêt, au-delà des questions de coûts et d'opportunités, d'en revenir aux fondamentaux de la pédagogie…
La question posée par le dossier e-learning Letter est d'importance : elle se pose aujourd'hui dans nombre d'organisations confrontées à la montée en puissance des besoins de contenus e-learning : faut-il que ces organisations "fassent par elles-mêmes" ? Faut-il au contraire qu'elles s'appuient sur un prestataire extérieur ? Et dans ce deuxième cas, qu'elles sous-traitent à un atelier graphique ou à un organisme spécialisé dans la formation en e-learning ?

La pédagogie

Avant d'apporter une réponse, rappelons un principe de base, utile à notre réflexion : qui dit formation dit pédagogie ! Définition ? Il en existe de multiples, mais j'aime assez celle que donne Françoise Clerc dans son cours sur les sciences de l’éducation à Lyon 2 : la pédagogie est "l'ensemble des savoirs scientifiques et pratiques, des compétences relationnelles et sociales qui sont mobilisés pour concevoir et mettre en œuvre des stratégies d'enseignement". Rapport avec le e-learning ? Il va apparaître crûment dès que, pour de (louables) motifs de réduction des coûts de la formation, l'entreprise envisagera de transformer ses diaporamas en e-learning enrichis d'une voix off et d'une mascotte, avec quoi l'apprenant devra se débrouiller pour acquérir les connaissances qu'on attend de lui. De fait les outils existent, qui permettent de fabriquer ainsi ses modules en interne.

Mais le diaporama a initialement été créé dans le contexte et le respect d'une pédagogie présentielle : le formateur expose les idées-force à l'écran, les illustre avec des exemples, les enrichit avec les réflexions du groupe et les ancre avec des exercices, voire avec des diapositives de synthèse. Du coup une bonne partie de l'efficacité pédagogique repose sur les apports de l'animateur sur le diaporama. Comment peut-on imaginer que la simple conversion de celui-ci en module e-learning puisse être efficiente ?

La construction pédagogique d'un module e-learning doit au contraire mettre en œuvre l'ensemble des composantes utilisées lors d'une formation en salle : l'image qui apporte et explicite les notions ; la voix qui approfondit et développe les messages ; l'image à nouveau, pour fixer ; la mise en pratique pour ancrer les connaissances, de façon très interactive voire ludique. De même qu'en salle, l'animateur professionnel sait évaluer si l'apprenant acquiert les connaissances, le même professionnalisme doit être développé au service de la pédagogie dans un module e-learning… Lequel doit être d'autant plus efficace que le formateur ne dispose pas du feed-back sur la façon dont l'apprenant a perçu et compris les messages.

Des outils et des hommes

Les outils sont finalement le problème le plus facile à résoudre, car il en existe sur le marché de bonne qualité pour réaliser des modules e-learning ou rapid learning. Facile… Enfin pas tant que ça, car il faudra s'assurer que l'outil auteur prenne en compte toutes les ressources, briques graphiques et autres, déjà développées, et sans distinction de formats. Préférable bien sûr aux outils qui n'accepteraient au contraire que les éléments graphiques, voire pédagogiques, appartenant à leurs propres bibliothèques. Par ailleurs l'outil permettra-t-il d'exporter notamment en HTML5 de façon que les modules puissent être joués sur toutes les plateformes du marché, à commencer par les terminaux mobiles de type tablette (alors que le HTML5 n'est utilisable que dans les plus récentes versions des navigateurs) ?

C'est en matière de ressources humaines que la question de la production e-learning se complique. Elle nécessite en effet des compétences variées : experts métiers qui apportent le fonds ; experts en pédagogie dont la mission est de transformer l'expertise métier en un véritable outil de transmission des connaissances ; graphistes devant illustrer les notions et concepts dans le respect des règles et de la stratégie pédagogique. Et quand on parle de graphistes, on parle de véritables spécialistes de l'image à même de créer les illustrations nécessaires à la compréhension de l'idée ou du concept développé - l'utilisation d'illustrations standards (banques d'images) ne pouvant faire longtemps illusion. On pourrait faire le même type de remarque pour la sonorisation : la modulation de la voix par un expert qui sait de quoi il parle n'a évidemment rien à voir avec le débit monocorde d'une voix de synthèse !

Si donc la création de modules e-learning de qualité repose sur une équipe de production intégrée, s'appuyant sur des experts métiers, il apparaît le plus souvent que celle-ci est réduite à quelques personnes du service formation disposant d'outils génériques, et que les experts métier jouent aux abonnés absents faute de disponibilité.

Pour conclure…

Produire en interne ? Oui, mais en réservant ce mode à des problématiques de mises à jour, de message à faire passer et à des situations où l'urgence ne permettrait pas de construire un module complet.

Sous-traiter ? C'est la solution qui permet d'avoir à sa disposition une équipe de professionnels capable de livrer un produit de design et de qualité professionnels. Mais sous-traiter à un prestataire dont le cœur de métier est la pédagogie, c'est encore mieux pour avoir une chance de disposer d'un produit respectant les plus hauts standards de pédagogie, d'ergonomie et de graphisme.
page précédente retour à l'accueil du dossier
LES SPONSORS
LE SOMMAIRE DU DOSSIER
Digital learning à la gendarmerie nationale… Des moyens, des résultats •SUITE
TTS : interventions opportunes sur l'ensemble de la chaîne des contenus… •SUITE
Quelques bonnes pratiques pour gérer ses prestataires e-learning… •SUITE
Produire du e-learning en interne, ou non : avec Inovae dilemne levé •SUITE
Modèle de production ? Et si l'on commençait par la pédagogie ? •SUITE
Produire en interne ou sous-traiter ? Les deux ! •SUITE
À LIRE CETTE SEMAINE
Digital Learning : les Directions Formation et leurs... •SUITE
La stratégie managériale de Mr.Bricolage propulsée par un... •SUITE
Learning Festival à Air Liquide : comment dynamiser... •SUITE
L’agenda des Premiums du Digital Learning en pleine... •SUITE
Des nécessaires compétences financières du responsable... •SUITE
Pourquoi et comment développer la capacité d’émerveillement... •SUITE
OFFRES D'EMPLOI
Chargé(e) en Marketing Business
ITycom
Directeur(rice) Artistique Senior
SmartCanal
ILS INFORMENT
Mandarine Academy : Cybersécurité : investir dans la formation, la meilleure...
EXPERQUIZ : 📚Les bonnes pratiques de l'évaluation de formation
PROCHAINS ÉVÉNEMENTS
Webinar - iSpring & Vyond – Utilisez la vidéo pour moderniser vos modules e-learning !
28 MAI 2024 / E-LEARNING TOUCH'
Formation Articulate Storyline 360 en Inter Entreprises
du 28 MAI 2024 au 30 MAI 2024 / DISTRISOFT
LES PLUS LUS
Les normes du Learning revisitées par l'Intelligence... •SUITE
2024 : année record pour les Trophées du Digital Learning •SUITE
Qui est le Chef d’orchestre de votre blended learning ? •SUITE
Changement de paradigme : pourquoi la fonction formation... •SUITE
• SUIVRE ELL
INSCRIPTION NEWSLETTER CONTACTEZ NOUS PUBLIEZ OFFRE D'EMPLOI PUBLIEZ ACTUALITÉ MENTIONS LÉGALES CENTRE DE PRÉFÉRENCES
www.e-learning-letter.com - © copyright e-learning Media 2024 - tous droits réservés - déclaration CNIL n°1717089 - email : informations@e-learning-letter.com - création : Fair Media ®