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L’avenir radieux du Blended Learning… sous conditions
16 MARS 2020 / publi-reportage
Jean-Michel Pauline
directeur général
babylon.fr
Il est utile d'entendre rappeler par Jean-Michel Pauline (Directeur Général, Babylon.fr) que le Blended Learning existait bien avant que la formation se digitalise ! Mais les technologies numériques lui permettent d'évoluer en permanence… pour le meilleur si la pédagogie reste au cœur de la formation !

Le Blended Learning, ce n’est pas une révolution…

Jean-Michel Pauline : En effet, il serait grand temps de désacraliser le vocabulaire, car le blended learning n’a rien de nouveau ! N’importe quel formateur digne de ce nom - je ne parle pas du formateur Powerpoint évidemment - l’a toujours pratiqué dans ses cours en salle : apports de connaissance, cas concrets, travaux de groupe, jeux de rôle…

Mais les technologies numériques ont changé la donne…

Jean-Michel Pauline : Elles ont certes “outillé” le Blended Learning, mais il n’empêche : celui-ci ne date pas de 2020 ni même de 2015… Nous avons développé notre premier projet blended en 2001, soit un parcours de formation d’une durée de trois mois, pour 800 personnes, mixant quiz de positionnement, modules e-learning recommandés en fonction des résultats au quiz, journées présentielles, cas concrets menés en e-training.

Cependant, le Blended Learning n’a cessé d’évoluer…

Jean-Michel Pauline : Il n’a cessé d’évoluer et le meilleur est sans doute devant lui compte tenu de la multiplicité des formats, du module de formation diffusé via la plateforme LMS au tutoriel accessible sur Youtube, du quiz en ligne à la vidéo, de la classe virtuelle à la contribution des apprenants dans le cadre d’un MOOC, du serious game au webinaire, ou de l’atelier en salle à la “FEST” promue par la réforme de la formation… On imagine toutes les combinaisons possibles ! Mais il faut insister sur le fait qu'il ne s'agit que de briques à la disposition de l’ingénieur de formation, et qu'aucune ne peut prétendre être la panacée, ni a fortiori “ringardiser” celles qui l'ont précédées…

Un avenir radieux pour le Blended Learning, sans condition ?

Jean-Michel Pauline : Bien sûr qu’il y a des conditions. À commencer par la traçabilité : les nouvelles règles en matière de formation - en particulier la nécessaire traçabilité de l’ensemble du processus de formation attachée à la certification QUALIOPI - vont obliger les ingénieurs de formation à choisir leurs briques en fonction d'impératifs pédagogiques émergeant d’une réelle étude de besoins, et à s’assurer de leur traçabilité… D’où l'importance d'utiliser un LMS (un LMS au standard xApi serait même un plus).

Autre condition : la pédagogie : toute une génération a dû ingurgiter du PDF en ligne, notamment pour suivre des formations réglementaires obligatoires… Ramener cette génération dégoutée du e-learning au Blended Learning, cela suppose de sérieuses compétences d'ingénierie pédagogique, ainsi que la collaboration étroite entre experts métier et pédagogues. Le binôme expert métier – expert pédagogique a un rôle clé à jouer dans la mise en oeuvre de la FEST, car même très compétent dans son geste métier, on ne l’est pas forcément pour transmettre cette compétence.

Traçabilité, pédagogie suffisent ?

Jean-Michel Pauline : Non, il y faut aussi l’attrait graphique des modules à distance : le défilement de fichiers Word soutenus par une voix off de synthèse et illustrés par des images tirés d’un catalogue “Merlin l’Enchanteur”, c’est du passé ! La conception graphique des modules et le motion design sont désormais l'affaire de spécialistes maîtrisant la didactique de l'image. J’ajouterais même la nécessité d’avoir des bases solides sur le thème « neurosciences et pédagogie », a fortiori pédagogie digitale.

Une autre condition, c’est celle de la souplesse qu’il est nécessaire d’avoir sur les durées de formation en fonction des modalités : 45 minutes pour un module ou un webinaire, 10 minutes pour une brique élémentaire d'acquisition ou de révision, une journée pour une phase de mise en application des savoirs : toutes les options sont possibles, car c’est la pédagogie et la prise en compte du travail quotidien de l'apprenant qui doivent dicter le choix de la solution. Aucune étude scientifique n’autorise à prononcer un oukase sur telle ou telle durée. La seule donnée à retenir étant que l'attention baisse au bout de 10 minutes, il faut mettre l’alternance des modalités au cœur de la pédagogie, même, et a fortiori, lorsque la formation se joue 100% à distance !

Enfin, on peut parler de cohérence graphique, qui est un des ressorts de la cohérence du Blended Learning… Par exemple : nous construisons actuellement un parcours blended sur un sujet très réglementaire où le client souhaite que les apprenants aient une référence graphique unique tout au long de leur formation. Ce chantier est passionnant, notamment parce qu’il est à haute teneur collaborative, les experts métier et les formateurs internes du client étant associés à nos ingénieurs pédagogique et experts graphiques pour concevoir l’ensemble de la formation et la réalisation de tous les livrables.

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