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À quelques jours de la troisième édition du Digital Learning Fest, organisée le 28 mai en format 100 % en ligne, Elodie Primo revient sur les grands thèmes qui structureront cette journée : IA, compétences, transformation des LMS, intégration des écosystèmes et évolution des usages. Pour la CEO de MOS-MindOnSite, l’enjeu n’est plus seulement technologique : il s’agit désormais de construire des environnements d’apprentissage cohérents, intégrés au travail et capables de produire des expériences réellement utiles pour les apprenants comme pour les managers.
Pour cette 3ᵉ édition du Digital Learning Fest, vous avez construit un programme resserré sur une seule journée…
Elodie Primo : Un programme resserré, en effet, car nous avons justement voulu éviter l’effet « salon virtuel ». Le parti pris a été de sélectionner peu de sujets, mais des sujets qui traversent aujourd’hui toutes les organisations : l’IA, les compétences, l’intégration des écosystèmes, ou encore l’évolution du LMS. Nous avons aussi choisi des intervenants capables d’apporter des retours terrain, parfois des points de vue divergents, avec une vraie indépendance vis-à-vis des éditeurs. L’objectif n’était pas d’apporter des réponses toutes faites, mais de créer des échanges utiles et crédibles. Nous accueillerons notamment Pierre Monclos, Conférencier et Formateur RH & IA, Jean-Roch Houllier, Head of Operations, Learning & Digital chez Safran, Florent Grisaud-Verrier, Head of Digital Learning chez Deloitte ou encore Bérengère Vuaillat, L&D Manager chez CANAL+. Un panel d’exception qui promet des échanges et partages riches de sens. Enfin, le format sur une seule journée 100 % en ligne répond aussi à une logique de qualité, d’accessibilité et d’attention : réunir des experts des 4 coins de la France et de Suisse et permettre au public de participer facilement.
Quelle vision souhaitez-vous porter à travers cette journée ?
Elodie Primo : Ce que nous observons chez nos clients, c’est un changement de perspective. Longtemps, le Digital Learning a surtout été abordé sous l’angle de la digitalisation de la formation. Aujourd’hui, les questions sont beaucoup plus larges : comment intégrer l’IA de manière utile ? comment articuler compétences et capacités ? comment connecter les plateformes de formation avec les autres systèmes de l’entreprise ? Nous voulions aussi montrer que le sujet n’est plus uniquement technologique. Les entreprises cherchent désormais des expériences plus cohérentes pour les apprenants, mais également pour les managers, les tuteurs ou les administrateurs de plateforme. L’IA accélère cette remise à plat. Les cartes sont rebattues et cela oblige l’écosystème Digital Learning à se réinventer, tout en gardant une approche pragmatique et centrée sur les usages.
La conférence « Le LMS est-il mort ? » s’attaque à un sujet sensible. Pourquoi avoir choisi d’en faire un temps fort de cette édition ? Dans vos échanges avec Michel Diaz et Sébastien Fraysse, quels points de clarification attendez-vous ?
Elodie Primo : Le titre de cette table ronde est volontairement provocateur ! Parce qu’il reflète une vraie question du marché. Avec l’IA, les outils conversationnels et la multiplication des usages, beaucoup se demandent si le LMS reste encore central. Ma conviction, c’est que le LMS n’est pas « mort », mais qu’il change profondément de rôle. Il devient davantage un hub d’intégration et une couche d’expérience capable d’orchestrer des contenus, des données, des parcours et des interactions. Le débat avec Sébastien Fraysse, Consultant Data & IA for Learning et expert des standards e-learning et Michel Diaz, Industry Analyst, sera intéressant justement parce qu’il n’y a pas une vision unique. Certains défendent encore un modèle très centré plateforme, d’autres imaginent des expériences beaucoup plus distribuées et conversationnelles. Aujourd’hui, le sujet n’est plus seulement la création de contenu, mais la qualité des interactions et de l’expérience vécue par les utilisateurs.
À l’issue de cette journée, quelles leçons voulez-vous partager avec les responsables formation, notamment sur l’évolution des écosystèmes digitaux de formation ?
Elodie Primo : J’aimerais qu’ils repartent avec une vision plus claire de ce qui compte vraiment. Aujourd’hui, beaucoup d’organisations ont empilé des outils au fil du temps, sans toujours penser l’expérience globale. Le sujet n’est plus seulement de choisir une plateforme ou d’ajouter de l’IA, mais de construire un écosystème cohérent, intégré aux usages de travail et réellement utile pour les apprenants, les managers, les tuteurs ou les administrateurs. J’aimerais aussi qu’on sorte de cette journée avec une approche plus pragmatique de l’IA. La valeur ne viendra pas uniquement de la génération de contenus, mais de la capacité à créer des interactions plus fluides, plus contextualisées et plus engageantes. Surtout, je souhaite que chaque responsable puisse se dire : « Je vois mieux comment reprendre la main sur mon écosystème Digital Learning et sur les arbitrages qui auront vraiment de l’impact. » !
Le Digital Learning Fest (100 % en ligne et gratuit), jeudi 28 mai : Programme complet et inscriptions
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