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Mes premiers constats sur la réponse de la formation à la crise Covid-19
26 JUIN 2020 / tendances
Michel Diaz
directeur associé
féfaur
La crise a (momentanément ou non) bouleversé le monde du travail. La formation a été mise à contribution, notamment dans le maintien du lien entreprise - employés en télétravail… Dans l’urgence, elle a su répondre avec agilité, mais beaucoup reste à faire… Au reste, votre avis nous intéresse !
 

Ce que les entreprises ont demandé à la formation

Pour les entreprises et les salariés, la crise sanitaire a signifié l’arrêt immédiat des activités, des pertes considérables doublées de difficultés de trésorerie, une désorganisation totale (des ventes, de la production, etc.), l’affaiblissement du lien avec les salariés et les partenaires. Elles ont réagi comme on sait : télétravail ou chômage partiel, gel des investissements, réduction des dépenses.

Dans ce contexte largement inédit, elles ont demandé à la formation de soutenir la productivité des employés et des managers en télétravail, et surtout de maintenir le lien entreprise/employés.

Ce que la formation a répondu

La formation a principalement répondu par le gel des formations présentielles (comment faire autrement, les salles de formation étant interdites), voire par la suspension de leur projet d’acquisition d’une plateforme digitale de formation. 

Les directions formation ont aussi fortement développé le digital learning (ce qui n’est pas contradictoire avec ce qui vient d’être dit), notamment en abonnant massivement leurs télétravailleurs à des catalogues de formation en ligne, principalement dédiés au bien-être et à ce que je qualifierai “QVTt”, c’est-à-dire qualité de vie au… télétravail.

Elles ont su innover dans des nouveaux formats, en privilégiant le “live”, la classe virtuelle, quand c’était possible, via des outils comme Zoom (on a pu parler d’une "zoomification de la formation").

Des cours présentiels ont été “blendisés” 100% en ligne, sous la pression intéressée de grands organismes de formation qui ont parfois résolu en quelque jours ce qui semblait insoluble depuis 20 ans (la cannibalisation de leur coeur de métier présentiel par la formation à distance). 

Une agilité à cultiver dans le monde VUCA

La formation a donc su faire preuve, d’une façon générale, d’une belle agilité, loin de l’idée d’encrassement bureaucratique qu’on lui reproche souvent…

Il suffisait qu’on laisse la main aux équipes formation, qu’on les dégage des contraintes administratives que l’État leur impose (il a su lui aussi passer outre certaines de ses procédures), pour que leur potentiel s’exprime avec force.

Elle doit continuer de cultiver cette agilité, indispensable pour affronter la crise à venir (la crise économique/sociale qui suit la crise sanitaire), et les prochaines crises consubstantielles à notre monde VUCA (Volatil, Incertain, Complexe, Ambigu). “VUCA by Covid-19” : la crise sanitaire n’est qu’une actualisation/interprétation du VUCA...

Les prochains écueils

Tout n’est pas rose pour autant. Dans sa réponse, la formation a dû compter avec son niveau de maturité, en particulier en matière de digital learning ou de “learning culture” de l’entreprise.

Les grandes entreprises s’en sont mieux tirées que les PME… Celles qui étaient en avance “font le trou” ; les autres s’engluent un peu plus dans un digital learning que la crise ne leur aura pas permis de vraiment comprendre (la question des rythmes et des délais).

Autre constat : le déplacement qui s’est opéré des "formations sur-mesure pour les métiers" (business) aux formations destinées aux personnes et visant à développer leur soft skills. 

Dans l’air du temps (up skilling, re skilling), ce déplacement est à notre avis durable. Cependant, les services formation ne devront pas se désintéresser au passage du support à la performance opérationnelle des métiers qui continue d’être le premier enjeu de formation.

Par ailleurs, les directions formation doivent se préparer à une discussion à hauts risques sur leur prochainbudget, sans doute dès septembre/octobre.

Elles pourraient être prises entre le marteau de la direction (“Finalement on s’en sort pas si mal sans budget !” - l’essentiel du budget formation, habituellement consacré au présentiel, ayant été gelé pendant des mois) et l’enclume des employés peu convaincus par l’arrivée soudaine d’un digital learning au rabais (sans accompagnement, ni stratégie) déployé au coeur de la crise sanitaire.

Le cas épineux des "oubliés de la formation"

Dernière remarque, la plus importante à mes yeux : des populations ont été oubliées par la formation, celle des acteurs de terrain - dans les secteurs de la santé, du soin aux personnes, de l’industrie alimentaire, de la distribution, des transports etc.- dont on a pourtant pu mesurer quel rôle clé ils jouaient dans notre vie à tous.

Ces acteurs n’ont guère eu le temps de se former, puisqu’ils étaient en pleine action ! Les remerciements ne sauraient suffire : la formation doit se fixer comme objectif de contribuer, pour la part qui lui incombe, à la juste valorisation de leur fonction.

Tout responsable de formation doit identifier ces acteurs de terrain sur lesquels l’entreprise repose largement sans toujours en avoir conscience, et revenir vers eux avec une vraie stratégie de formation/développement des compétences, partie intégrante d’une valorisation plus large dont la formation n’est bien sûr pas la seule garante.

Actualité :

Lancement d'une grande enquête européenne ouverte aux Directions Learning & Development et aux organismes de formation… La Formation pendant et post Covid-19, votre avis nous intéresse (quelques minutes de votre temps pour recevoir les résultats du baromètre et benchmarker vos conclusions avec celles du panel des entreprises Féfaur-Talentsoft).

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