Le 16 décembre à 11h, un webinaire animé par Michel Diaz réunira Jean-Roch Houllier (Safran), Bérengère Vuaillat (Canal+) et Élodie Primo (MOS – MindOnSite) pour décrypter les évolutions majeures du Digital Learning en 2025 et poser les lignes de force de 2026. Prise de recule salutaire, utile avant de plonger dans le grand bain de la nouvelle année.
IA : entre buzz et vraie valeur pour la formation
L’année 2025 a été saturée de promesses sur l’intelligence artificielle. Les outils génératifs se sont multipliés, les cas d’usage se sont empilés, les expérimentations se sont enchaînées. Mais que reste-t-il aujourd’hui de ces emballements ? Et surtout, qu’en restera-t-il demain ? La plupart des directions formation ont testé. Peu ont structuré. Encore moins ont intégré durablement l’IA dans leur dispositif. Il ne s'agit pas de faire la promotion d’une technologie-miracle, mais de mettre en lumière ce qui fonctionne déjà dans les organisations, ce qui reste à construire et ce qu’il faut clairement écarter. IA générative, automatisation de parcours, assistances virtuelles, production de contenus… les intervenants partageront les usages concrets observés en 2025, les limites rencontrées sur le terrain, les attentes formulées par les clients internes. De quoi orienter plus efficacement les arbitrages 2026. Car à ce stade, on n'explore plus ; on décide !
SBO : les compétences dessinent les dispositifs de formation
L’approche Skill Based Organization s’est installée dans les discours, les feuilles de route et les conférences. En 2025, elle s’est aussi traduite dans quelques dispositifs visibles. Quant est-il de cette transformation sur le terrain, des référentiels de compétences et de leur alignement avec les attentes métiers, de la gouvernance et de l'interopérabilité des outils ? Quels sont les obstacles à dépasser ? L’urgence est là ; selon une étude LinkedIn Learning, 49 % des responsables L&D estiment que leur entreprise fait face à une crise des compétences, les collaborateurs n’ayant pas les aptitudes requises pour exécuter la stratégie. Ce constat, qui souligne la nécessité d’un pilotage rigoureux et structuré, sera traité dans détour sous l'angle des enjeux : comment passer du déclaratif à l’action ? Comment faire vivre les cartographies ? Comment créer des passerelles entre métiers, compétences, outils et parcours ? Le but n'est pas de viser la perfection d'un modèle hors du tems, mais d’agir avec cohérence dans un environnement instable.
Former les cols bleus : passer des intentions aux actes
Depuis des années, la formation des populations terrain semble faire l’objet d’un consensus mou : tout le monde s’accorde sur son importance, mais quels moyens et dispositifs les organisations lui accordent-t-elle vraiment ? En 2025, les lignes ont bougé. Plusieurs grandes entreprises, notamment dans le secteur industriel, ont engagé des programmes dédiés aux collaborateurs non connectés ou faiblement qualifiés. Accessibilité, micro-formats, pédagogie embarquée dans le quotidien : des solutions concrètes ont émergé. Mais des questions demeurent : que faut-il pour que la formation des cols bleus ne reste pas marginale ? À quoi ressemblent les dispositifs qui fonctionnent ? L’expérience de Safran comme fil rouge, avec le point de vue de MOS-MindOnSite sur la façon dont les technologies et l’ingénierie de formation doivent évoluer pour répondre aux contraintes de ces publics. 2026 devra capitaliser sur les essais, tout en posant un cadre plus robuste.
Le retour du présentiel : repli ou renouveau ?
Le présentiel a repris du terrain en 2025. Pour des raisons culturelles ou symboliques, et parce qu’il répond à des besoins concrets. La relation pédagogique, la cohésion d’équipe, la gestion des sujets sensibles ou l’expérimentation collective restent difficiles à digitaliser totalement. Dans un contexte de rationalisation budgétaire, ce retour peut surprendre. Mais il s’agit moins d’un repli que d’un renouveau stratégique. Le face-à-face pédagogique n’est plus la norme par défaut : il devient une modalité choisie, réinscrite dans des parcours hybrides. Cette évolution interroge les directions L&D sur leur capacité à hiérarchiser les formats, à mesurer l’impact réel de chaque modalité, à adapter leurs budgets aux usages. Ce thème sera abordé sans nostalgie ni caricature, à partir de cas concrets et de données de terrain. Il s’agit de tirer les leçons de 2025 pour mieux combiner les formes d’apprentissage en 2026, en tenant compte à la fois des attentes des apprenants et des contraintes des organisations.
L&D face aux injonctions contradictoires
Centraliser ou distribuer. Harmoniser ou adapter. Innover ou stabiliser. Accélérer ou consolider. En 2025, les directions L&D ont été placées sous tension permanente, sommées de répondre à des exigences simultanées souvent irréconciliables. Le curseur entre global et local reste difficile à fixer. La promesse du sur-mesure se heurte aux nécessités d’industrialisation. L’exigence d’impact immédiat entre en collision avec les temps longs de l’apprentissage. Ce thème clôturera le webinaire - table ronde en posant ces contradictions à plat pour explorer concrètement comment les gérer. Quels arbitrages ont été faits en 2025 ? Lesquels ont tenu ? Comment stabiliser des choix sans se figer ? Les retours d’expérience des intervenants mettront en lumière des stratégies assumées, parfois imparfaites, mais opérationnelles. Pour se préparer aux tensions qui ne manqueront pas de se produite en 2026.
Lien d'inscription : Digital Learning : les vérités 2025 qui vont compter en 2026
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