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Le e-learning, trop cher ?
31 août 2012 Twitter X   LinkedIn
Le coût du e-learning rebute parfois les entreprises… D'autant plus qu'il faut "payer d'avance" sans garantie du résultat… Les Responsables Formation fourbissent leurs arguments pour obtenir les budgets nécessaires !
Le e-learning, trop cher ?… Pour s'en tenir au seul exemple d'une heure de e-learning sur mesure créée par une agence spécialisée, l'entreprise supportera une facture de 15 mille (option "rapid learning") à 60 mille euros (contenus finement scénarisés intégrant du rich media de qualité). Un montant loin d'être négligeable, même comparé à un serious game.

A cela ajouter la charge de travail interne - chef de projet, expert de contenu, etc. - souvent conséquente et sous-estimée, ainsi que celle de la plateforme plateforme LMS…

Encore ces postes n'épuisent-ils pas le calcul.

Qui plus est, ces dépenses doivent être engagées très en amont, bien avant le déploiement des premières formations. De quoi surprendre une fonction formation habituée aux flux d'exploitation et de trésorerie "stage par stage" de la formation traditionnelle, et à la possibilité de remanier les contenus de formation à la suite des résultats du pilote éventuel.

(A noter au passage : la tendance actuelle des entreprises à internaliser la production des contenus e-learning sur mesure pour réduire les coûts).

Logique d'exploitation Vs logique d'investissement

De fait le modèle économique du e-learning diffère sensiblement de celui-ci des formations présentielles.

D'un côté, la logique d'exploitation de la formation traditionnelle - le plan de formation de l'entreprise, la gestion du planning des formateurs, des salles, etc. : il s'agit d'exploiter aux mieux les ressources disponibles (budget formation, salles, matériel, etc.), d'optimiser le planning des formateurs et des apprenants, les taux de de remplissage… et de reporter les demandes de formation quand le budget a été épuisé.

De l'autre, la logique d'investissement du e-learning : au-delà de son point mort (le nombre d'apprenants à partir duquel le e-learning devient moins cher que le présentiel), le coût d'un apprenant supplémentaire est marginal.

Il ne s'agit pas d'opposer les deux - exploitation et investissement coexistent dans les deux types de dispositif présentiel et e-learning - mais de prendre en compte l'impact des investissements induits par l'intégration du distanciel.

Le e-learning pour les projets de formation massifs

Ce qui explique pourquoi le e-learning est souvent préféré au présentiel dans les projets de formation massifs, touchant un grand nombre de salariés et portant sur des contenus relativement simples : par exemple la formation des salariés à l'utilisation d'une nouvelle application informatique ou celle d'un réseau de vente géographiquement dispersé avant le lancement d'un nouveau produit…

A fortiori quand le présentiel seul, voire intégré avec du distanciel, ne saurait constituer la solution, par exemple dans le cas de déploiements de formation internationaux sous forte contrainte de délai.

Une nouvelle compétence pour les acteurs de la formation

Les services formation / RH découvrent ainsi les joies de l'analyse financière : connaissance détaillée des coûts, distinction entre charges variables et charges fixes, calcul du point mort des divers scenarii de formation, comparaison des flux d'exploitation et de trésorerie, retour sur investissement… Une compétence indispensable à la prise de décision, même si le critère financier n'est pas seul à prendre en compte.

Indispensable aussi pour se faire comprendre des commanditaires internes, comme des Achats ou du DAF !

Michel Diaz

(Article paru initialement dans Formaguide)












































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