ELEARNINGLETTER
ACTUALITE & STRATEGIES DIGITAL LEARNING
ACTUALITÉS ÉVÉNEMENTS OFFRES D'EMPLOIS COMMUNIQUÉS ANNUAIRE DES PREMIUM CONTRIBUTEURS S'ABONNER À LA NEWSLETTER
Gestion des talents ? La "gig economy" ne connaît pas !
29 JUIN 2018
Free-lances : parents pauvres de la gestion des talents… C’est la conclusion qu’on peut tirer de l’enquête SD Worx - Antwerp Management School auprès de 1 074 employeurs représentatifs (Allemagne, Belgique, France, Pays-Bas et Royaume-Uni)… Un risque pour les entreprises alors qu’elles confient des responsabilités croissantes à leurs collaborateurs externes.

La “gig economy”, qui "recouvre une réalité économique dans laquelle de multiples travailleurs indépendants et sous-traitants sont payés à la tâche et non au mois avec un employeur unique” (source : La Tribune), n’est pas une vue de l’esprit. Au reste peut-on encore parler de gig economy quand ce sont de plus en plus souvent des fonctions stratégiques (directeur RH, directeur marketing) qui sont maintenant sous-traitées… dans un quart des entreprises françaises !

Si on sous-traite, disent les répondants, c’est pour gagner en agilité, en particulier dans des missions à court terme (47,4% des entreprises françaises). De fait, si les compétences correspondantes n’existent pas en interne, les opérations font pression pour chercher à l’extérieur des capacités qui ne pourraient pas être rapidement construites en interne. Toutes les activités sont touchées, mais on ne s’étonnera pas qu’au plan européen, les DSI soient en tête de liste de l’appel à des free-lance (36 %), avant la production (33 %), les ventes (28 %) et le marketing (27%).

Ce qui n’est pas sans risque pour les talents internes : on finit par se lasser à force de voir que les missions les plus intéressantes sont confiées à des free-lances. Premier signe d’une gestion des talents défaillante… L’étude révèle d’ailleurs qu’il existe une corrélation entre turn over et recours aux free-lances : "Les entreprises affichant un taux de rotation plus élevé font plus fréquemment appel à des free-lances.".

Deuxième signe d’une gestion des talents externes défaillante : dans 52 % des entreprises françaises, "le service du personnel est tenu à l'écart du processus de la collaboration avec des free-lances” ! Belle illustration d’une entreprise à deux vitesses : celle des collaborateurs internes, plus ou moins bien recrutés, intégrés, formés, accompagnés ; celle des free-lances dont le recrutement est directement décidé ou influencé par le conseil d'administration (34,1 %), sans d’ailleurs que les N+1 soient impliqués dans le processus (seulement 16,2 %).

Ainsi les free-lances sont le parent pauvre de la gestion des talents, dans la mesure où les deux principaux acteurs (hors le talent / free lance lui-même), c’est-à-dire les RH et le manager, sont exclus du recrutement, et voient de ce fait leur rôle amoindri dans le processus d’intégration et dans la formation des free-lances. Plus précisément, la DRH n'est informée que dans 45,9 % des entreprises… Peut-être devrait-elle se rôder à ces questions… en commençant par faire appel à des free-lances pour ses propres besoins ! (c’est le service du personnel qui est le plus timoré en la matière (15 % seulement en appellent à des indépendants pour des missions à court terme).

JLB

ARTICLES RÉCENTS DANS LA MÊME THÉMATIQUE stratégies & transformations
2026 : l’apprenance s’affirme irrévocablement comme un actif stratégique ? •SUITE Former à l’IA, à la cybersécurité et aux arnaques pour rattraper le réel •SUITE
Faire du financement un levier de gouvernance des compétences •SUITE Transformer l’entretien annuel en entretien continu de formation •SUITE
La formation linguistique au service d'une "infrastructure critique" •SUITE Former sous contrainte budgétaire à l'IFCAM : « Le vrai arbitrage, ce n’est pas l’argent, c’est le temps » •SUITE
Le service formation doit reprendre le contrôle •SUITE Seniors : dernier rempart contre l’entreprise désincarnée ? •SUITE
Digital Learning : les vérités 2025 qui vont compter en 2026 •SUITE La fonction L&D : désintermédiation accélérée ? •SUITE
page précédente retour à l'accueil tous les articles
À LIRE CETTE SEMAINE
2026 : l’apprenance s’affirme irrévocablement comme un... •SUITE
Former à l’IA, à la cybersécurité et aux arnaques pour... •SUITE
Prétention d’autonomie de l’IA : la leçon Salesforce pour... •SUITE
Faire du financement un levier de gouvernance des... •SUITE
Transformer l’entretien annuel en entretien continu de... •SUITE
La formation linguistique au service d'une "infrastructure... •SUITE
OFFRES D'EMPLOI
Account Executive
7SPEAKING
Chef de projet Marketing Digital
7SPEAKING
ILS INFORMENT
Experquiz : Et si la réussite des projets commençait par l’évaluation ?
DISTRISOFT : La vidéo de Noël créée sans vidéaste, sans studio, sans compétences...
PROCHAINS ÉVÉNEMENTS
Expérience Apprenant : les leviers logistiques et administratifs
08 JANVIER 2026 / ISTF
Webinaire : Quand les experts deviennent formateurs
18 JANVIER 2026 / ISTF
LES PLUS LUS
Atlas : le navigateur qui avale la formation !
L'ascension fulgurante d'un nouveau champion de la...
Formation continue : le ministère réinvente Magistère
Un novembre 100% impact pour les professionnels de la...
Le LMS : toujours critiqué, mais toujours là (pour de...
Responsables formation, vérifiez vos sources !
Trophées du Digital Learning 2026 : l’IA s’impose, les...
Digital Learning : les vérités 2025 qui vont compter en 2026
INSCRIPTION NEWSLETTER CONTACTEZ NOUS PUBLIEZ OFFRE D'EMPLOI PUBLIEZ ACTUALITÉ MENTIONS LÉGALES CENTRE DE PRÉFÉRENCES
www.e-learning-letter.com - © copyright e-learning Media 2026 - images fournies par Adobe Stock et Freepik - tous droits réservés - déclaration CNIL n°1717089 - email : informations@e-learning-letter.com - création : Fair Media ®